To be continued…

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Cette phrase est sans doute l’une des plus frustrante de notre vie. Et c’est sans doute la phrase qui nous pousse à connaître le futur déroulement d’une histoire et donc de continuer de la suivre. J’envisageais moi-même de l’utiliser pour ce blog. Car à la base chaque article de ce blog devait constituer un chapitre d’une histoire qui se devait  d’expliquer un ou plusieurs aspects du storytelling. Cependant, cette démarche était assez compliquée, car je devais établir le squelette du scénario, faire une fiche des personnages, rédiger de bons dialogues, créer un univers cohérent etc…, et tout cela en expliquant un aspect du storytelling pour chaque histoire.

 

Bref, la tâche n’était pas simple, et j’aurais pu y passer des mois sans rédiger le moindre article. Et c’est là la grande différence entre un blogueur et un écrivain : le blogueur doit être prolifique si il veut que son blog ait de la visibilité alors que l’écrivain doit prendre le temps de travailler son récit pour que celui-ci soit de qualité. En tant que créateur de contenu, cette différence peut-être problématique, surtout si l’on veut incorporer du storytelling dans son contenu.

 

Car oui, un des point gagnant pour un bon storytelling c’est la longueur. Plus un récit est long, plus il a des chance d’être bon voire excellent. Quelque soit le support que vous utilisez, étendre le temps de votre récit n’est pas négligeable. Mais comment faire cela si notre support ne le permet pas? Et bien, il y a une astuce toute simple qui est de découper le récit de base en plusieurs parties, chapitres, épisodes. En gros d’en faire une série. Ce n’est pas pour rien que les séries cartonnent, en ayant pour la plupart droit à plusieurs saisons, que certains films ont droit à des trilogies voire plus. Outre le fait de se faire du fric, cette technique permet de familiariser un public par rapport à l’histoire, de rendre les personnages plus attachant, intéressant, de rendre un univers plus intriguant, de donner envie au public d’en savoir plus etc… Breaking Bad, série considérée comme l’une des meilleurs de tout les temps, n’aurait jamais marché si ce n’était qu’un film, car les éléments n’aurait jamais pu être aussi bien développés en seulement 2H. L’évolution du personnage de Walter White a pu être impactante et pertinente grâce à cette durée de l’intrigue.

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Un créateur de contenu peut parfaitement utiliser cette technique pour faire du storytelling. Si vous être blogueur vous pouvez raconter une histoire en plusieurs parties, pareil si vous faites de la vidéo, des vlogs etc… . Créer cette effet feuilleton rendra votre audience plus attachée à votre contenu. Si vos fans réclame la suite de votre histoire vous avez gagnez.

Pour captiver son audience il faut la connaitre…

Il m’a fallu beaucoup de temps avant de publier un premier article sur ce blog. Au début, j’avais la ferme intention de partager cette passion tout en pouvant en vivre. En publiant le premier article, j’étais assez content de moi, je me suis dit que tenir un blog n’était finalement pas une épreuve insurmontable, j’ai donc continuer avec un second article, jusqu’ici tout allait bien.

 

Cependant, il y avait là un problème que je n’avais pas encore remarqué : mon blog n’avait pas de public ciblé. Pour qu’un blog ait une chance d’avoir un succès, il est recommandé qu’il soit dans une niche. Au départ, je pensais que le storytelling était une bonne niche pour moi, ce qui n’était pas forcément faux. Le problème c’est que le storytelling est un domaine qu’on pourrait qualifié comme étant une « fausse niche » car c’est un domaine en réalité trop large qui cible un peu tout le monde.  Beaucoup, spécialisés dans ce domaine, ciblent les entreprises et les marketeurs. J’aurais très bien pu en faire de même cependant cela ne me correspondait pas.

 

M’étant rendu compte de ce problème, j’étais devenu un peu moins enthousiaste. Je doutais de mon projet, je me disais qu’au final ce n’était pas pour moi, j’avais un peu perdu espoir. Du coup, j’avais pris la décision d’arrêter le blog dans une semaine si je ne trouvais aucune utilité de poursuivre d’ici là. Entre temps, je continuais à consommer du contenu, même ceux n’étant pas liés au storytelling.

 

C’est là que petit à petit, je me rendis compte d’une chose : la plupart des gens que je suivais et qui m’inspiraient étaient des créatifs, des personnes qui me ressemblaient, des personnes qui avaient une partie créative qu’ils se devaient d’exprimer pour toucher leurs fans, leurs clients, leur audience. En réalisant cela, j’ai enfin compris pour qui j’écrivais.

 

J’écris pour les créateurs de contenu, les créatifs, ceux qui ont envie de délivrer un message, ceux qui ont envie d’aider les gens, ceux qui veulent exprimer ce qu’ils ressentent de leur propre manière. Et cela en utilisant le storytelling, un outil puissant car offrant des possibilités illimités. On peut raconter des histoires seulement avec des mots. On peut raconter des histoires seulement avec des images. On peut raconter des histoires seulement avec de la musique. On peut raconter des histoires seulement avec des gestes. On peut aussi en faire un mélange. Mais ce qui importe c’est de connaitre les codes du storytelling pour ensuite pouvoir les utilisés en laissant libre court à sa créativité, son imagination.

 

Et cette révélation n’est pas très éloignée d’un aspect important du storytelling qui est celui de savoir à qui raconter une histoire. Une histoire fantastique va moins toucher des personnes cartésiennes. Si vous connaissait votre audience, vous saurez quel genre d’histoire est susceptible de les toucher.

le personnage principal : le lien entre l’audience et l’auteur

Chaque histoire à son ou ses personnages principaux. Imaginer une histoire sans serez un peu bizarre, bien que cela puisse exister. Le fait que la grande majorité des histoires relate celle d’un personnage central n’est pas sans raison. Une histoire à le devoir de créer une connexion entre l’auteur et l’audience. Pour cela, l’auteur fait vivre un personnage avec qui l’audience pourra s’identifier. Cette connexion entre le personnage principal et le public rend l’histoire plus crédible car il permet à l’auditoire de vivre cette histoire à travers ce personnage.

 

Mais qu’est-ce qui rend un personnage attachant aux yeux des gens? Selon moi, il y a deux aspect qui crée cet attachement. La première est la ou les valeurs que le personnage possède qui correspond à celle du public visée, cela créer une complicité, une empathie entre eux deux qui donne au public l’envie de suivre l’histoire du héro. Le deuxième est l’aspect est lié au désir. Le désir d’en savoir plus sur le héro, le désir de posséder des caractéristiques propres au héro que le public ne possède pas. Cet aspect stimule l’imagination du public qui pourrait fantasmer sur l’idée de pouvoir vivre l’aventure du héro à sa place.

 

A partir de ces deux aspects, le héro a un boulot à accomplir auprès de l’audience : celui de créer une sorte d’empathie. Bien sûr, le personnage principal ne peut séduire tout le monde, chacun à son héro idéal, mais si une histoire vise un public visé avec un personnage leur ressemblant et possédant des choses qu’ils désireraient avoir, l’histoire à quelque peu conquit son audience.

 

On a tous un personnage qui nous a marqué, influencé dans notre vie, nos choix, nos comportement etc. Ce personnage bien que fictif nous a vu grandir, évolué, réussir, échoué, c’est un peu un compagnon de voyage, voyage qu’on appelle la vie. Imaginez créer un personnage qui influencera la vie d’une personne, quel effet cela vous ferait? En serez-vous fier? Trouverez-vous cela effrayant? Tout le monde peut créer un personnage fictif. Et il peut paraître beaucoup plus réel qu’on ne le pense. On peut même en devenir un soi-même, en créant une image qui ne correspond pas à notre réalité mais qui peut paraître réel aux yeux des gens. Beaucoup de gens ont compris ce pouvoir et souvent l’utilisent de façon nuisible. Il n’y a qu’à voir comment la téléréalité joue de cet aspect pour attirer de l’audimat.

 

Le personnage principal a donc un réel pouvoir sur son public. Il peut l’émouvoir, le faire vivre de bons moments comme de mauvais, mais il va surtout l’influencer en bien comme en mal. Endosser ce type de pouvoir implique donc au héro de grandes responsabilités.

L’importance du storytelling

Le storytelling est un mot anglo-saxon signifiant tout simplement le fait de raconter une histoire. Bien que l’utilisation de ce terme semble assez récent, cette discipline reste néanmoins très ancienne, et remonte sans doute au début de l’histoire de l’humanité. En principe tout le monde utilise le storytelling. Que ce soit les écrivains, les scénaristes, les hommes politiques, les marketeurs, et même VOUS, tout le monde raconte des histoires.

Mais pourquoi racontons-nous des histoires? Nous sommes des créatures émotionnelles, tout ce qui peut nous faire ressentir une émotion va beaucoup plus nous marquer que lorsqu’on essaie de faire appel à notre logique. Et c’est ce qu’une histoire peut nous apporter : des émotions. On comprend beaucoup mieux un concept lorsqu’elle est expliquée sous forme d’histoire. On est davantage tenté de réaliser une action si une histoire la justifie.

C’est pour cela que le storytelling est un atout majeur en marketing et qu’il est vanté comme étant un outil puissant dans le milieu de l’entreprenariat. Pour inciter une personne à acheter un produit, il est beaucoup plus simple de le convaincre en racontant une histoire, qui justifiera le fait d’acheter ce produit plutôt que d’essayer de démontrer les raisons valable de son achat.

Mais comme je l’ai cité plus haut, le storytelling n’est pas exclusivement utile aux entreprises. En réalité, tout le monde peut en tirer des bénéfices. Si vous maitrisez le storytelling vous pourrez être capable de marquer un auditoire, être plus intéressant aux yeux des gens que vous rencontrez ou que vous connaissez déjà. Si vous êtes un artiste vous saurez mieux comment toucher les gens par votre créativité, bref, vous toucherez les gens.

Et c’est exactement ce que je souhaite faire avec ce blog. J’aimerai pouvoir toucher un maximum de gens par le storytelling. Je ne suis pas encore un expert mais j’aimerai pouvoir vivre de cette passion. J’aimerai également vous transmettre cette passion et vous aidez à l’utiliser pour vos projets. Certains peuvent se demander comment est-ce qu’on peut être passionné par le fait de raconter des histoires. Je répondrai que c’est en recevant énormément d’émotions de la part de nombreux storytellers, qu’ils soient artistes, entrepreneurs, speakers et j’en passe. Même mon père est pour moi l’un des meilleurs  storytellers que j’ai pu connaître dans ma vie. Pour moi le storytelling n’a aucune limite et peut prendre une infinité de forme(écrit, vidéo, audio…), tout ce qui importe pour moi c’est qu’il déclenche des émotions.

Vous aussi vous pouvez toucher des gens avec le storytelling. Vous n’êtes pas forcément obliger de toucher des millions de gens, mais vous pouvez très bien toucher vos amis, votre famille, votre partenaire, vos collègues et j’en passe. N’oubliez pas que chacun à sa propre histoire et qu’elle mérite d’être racontée.